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Découvrez notre offre open innovation : Youinnov

Pour faire face à l’accélération de l’économie et à une concurrence exacerbée, les entreprises doivent mettre en place un management de l’innovation. Cela passe notamment par une meilleure écoute des clients, la mobilisation de leurs collaborateurs, des sous-traitants, des partenaires…

Notre offre permet d’accompagner les entreprises publiques et privées dans la mise en place de démarches d’innovation ouverte. Elle s’inscrit dans une optique de management de l’intelligence collective en capitalisant sur les parties prenantes de l’entreprise (clients, collaborateurs, sous-traitants, partenaires…).

Elle se caractérise par une démarche outillée autour de 3 outils :

A découvrir sans plus attendre ! L’offre Youinnov.

 

 « Le futur du Design Thinking » : retour sur la conférence internationale

En mars 2015, se tenait à l’école des Ponts (Paris Tech) la conférence internationale intitulée : « Le futur du Design Thinking » organisée par la Paris Est d.school. Cette conférence a réuni plus de 19 intervenants à la renommée internationale autour de 4 grands thèmes : la ville durable, la Silver Economy, le secteur public et les universités.

Le Design Thinking : essai de définition 

Inventé par David Kelley, le fondateur d’IDEO, le Design Thinking est un mode de résolution de problèmes complexes, basé sur les techniques de travail des designers voire « une culture d’exploration pour créer des nouvelles expériences utilisateur » selon Véronique Hillen, doyenne de la Paris Est d.school. Les expériences créées devaient répondre à trois critères : la faisabilité, la viabilité et la désirabilité.

Au-delà d’une méthode applicable stricto sensu, il s’agit avant tout d’un état d’esprit, celui de « l’explorateur », qui doit être scénarisé à travers divers éléments comme l’équipe projet, les lieux de travail ou encore les outils mis en place.

Le « user expérience » : un changement de paradigme ?

Le Design Thinking est aujourd’hui victime de son succès et a déjà été repris et déformé de nombreuses fois par des acteurs. Selon, Banny Banerjee, ancien employé chez IDEO et créateur du ChangeLab à Stanford University, le Design Thinking est pourtant le moteur d’un nouveau leadership plus inspirant et efficient. Ce changement ne se fera qu’à deux grandes conditions :

  • La diffusion au sein des organisations d’une culture du Design Thinking pour nous amener vers un modèle où nous serions « tous designers »
  • La montée en puissance de la collaboration avec les usagers pour mieux comprendre l’expérience utilisateur et faire remonter des pistes d’innovations

Pourquoi convoquer l’utilisateur ?

Prenons le cas de GDF Suez. Renommée ENGIE, l’entreprise construit depuis quelques années des bâtiments écologiques. Lors d’une de ses missions, ENGIE a créé un bâtiment à la pointe de l’éco construction. Cependant, malgré la présence de murs couverts de panneaux solaires, après quelques mois les équipes remarquent une hausse de la consommation énergétique.

Suite à ce fiasco, une vaste enquête est lancée pour identifier les habitudes des travailleurs en termes de consommation énergétique. De cette enquête, ressortira par exemple, que des employés bloquent les systèmes de ventilation, qu’ils cherchent avant tout à se réchauffer les mains et le cou.

Ces observations peuvent sembler anecdotiques mais en réalité elles ont permis de comprendre les usages et pratiques des employés. Avoir connaissance de l’ensemble de ces éléments en amont du chantier aurait permis au constructeur de mieux cibler les besoins et ainsi de réduire les investissements, tout en améliorant l’impact du projet.

Comment comprendre l’expérience utilisateur et la formaliser ?

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S’il est important de connaître l’utilisateur avant de commencer à formaliser un projet, encore faut-il savoir comment l’approcher et rendre compte de ces observations de manière efficace. Le travail avec l’utilisateur peut être schématisé en 3 phases :

  • Observation : Comprendre les parcours d’expérience

Il s’agit de comprendre les motivations, freins et attentes de l’utilisateur. Pour cela, il faut privilégier une « approche  ethnographique » : interviews, enquêtes de terrain et observations sont les outils clefs de cette étape. Il faut être capable d’aller à l’encontre de ses préjugés pour se mettre à la place de l’utilisateur. L’approche Design Thinking est également une approche systémique, en plus des utilisateurs, il faut également s’intéresser à l’ensemble des parties prenantes.

  • Idéation : mettre en avant les pistes d’innovations

Après avoir collecté autant de données, il faut maintenant savoir les valoriser. Pour cela, de nombreux outils existent : personas, matrices et journey map… Autant d’outils qui permettent de donner du sens aux observations et mettent en avant les points de contact à améliorer.

  • Test et itération :

Un des mots d’ordre du Design Thinking est « fail early to succeed sooner ». En d’autres termes, il faut au plus vite réaliser un prototype et le faire tester par la population cible. Les tests permettent d’affiner le projet et de corriger les erreurs pour proposer une solution qui corresponde aux usages.

La collaboration et l’empathie au cœur du Design Thinking :

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Tout en s’alignant sur la vision stratégique du commanditaire, un projet Design Thinking doit permettre à l’ensemble des parties prenantes de collaborer. Ledia Andrawes, directrice de ThinkPlace foundation au Kenya, symbolise cette nécessité à travers son modèle des 4 voix du Design : la voix de l’intention (commanditaire), la voix de l’expérience (utilisateur), la voix de l’expertise (expert du domaine concerné) et la voix du Design.

Le Design Thinking semble aujourd’hui se démarquer des tendances Lean et méthodes agiles par sa capacité à proposer un changement de paradigme, basée sur la collaboration entre les parties prenantes et une vision systémique pour s’inscrire dans une forme d’innovation ouverte.